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UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI.
Un jour l’on nous a dit d’arroser un rocher jusqu’à qu’il verdisse. 
Car le rocher est dur. Un rocher en feuilles est éternel. 
Les paresseux se sont retranchés disant à tous moments : c’est folie ! 
Nous avons commencé le même jour et durant cinq ans ce fût une corvée. 
Et quand le rocher fût couvert de mousse, il était miniut, minuit de septembre 
Et nous l’avons appelé MALI.
Boukani Dara

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L'homme du 22 septembre


Au lendemain de l'éclatement de la Fédération du Mali , la déception était grande. L'U.S.R.D.A. organise un congrès extraordinaire le 22 septembre 1960 pour proclamer l'indépendance du Soudan qui va prendre le nom du grand empire flamboyant du moyen-âge : Mali.
Cette proclamation eu lieu dans un climat d'euphorie nationale. L'événement fit l'objet de fêtes populaires dans un enthousiasme extraordinaire. La même émotion et le même enthousiasme régnaient quelques heures plus tôt dans la salle où se réunissait le congrès. Les congressistes, debout, firent une ovation délirante lorsque Modibo Keita prononça son discours :

congretistes RDA Modibo Keita
Les congressistes (à gauche) , font une ovation
au discours de Modibo Keita (à droite)

 

MODIBO KEITA PROCLAME L'INDEPENDANCE :
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«... nous vous invitons à autoriser l'assemblé législative :
- Premièrement, à appréhender les compétences transférées par la République Soudanaise à la Fédération du Mali ;
- Deuxièmement, à proclamer comme État indépendant et souverain la République Soudanaise ;
- Troisièmement, à proclamer que la République Soudanaise s'appelle République du Mali, libre de tous engagements et liens politiques vis à vis de la France, comme la Haute-Volta, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Dahomey. ...
La République du Mali est née. Le Mali continue. Le mot Mali continuera à résonner comme un gong sur la conscience de tous ceux qui ont œuvré à l'éclatement de la Fédération du Mali ou qui s'en sont réjouis...»

Jamais, le destin du pays n'a autant coïncidé avec celui d'un homme.
President modibo keitaCheick Oumar Diarrah écrit :
« C'est son charisme naturel qui a eu pour effet de faciliter son identification avec le Parti, le Peuple et la Nation. Indéniablement, Modibo Keita incarnait l'âme du Mali. Son prestige immense, son autorité incontestable, découlaient principalement de sa conduite irréprochable et de sa croyance profonde, inébranlable dans le destin du Mali. Le Mali s'identifiait à Modibo Keita parce qu'il était l'incarnation réelle de la personnalité malienne, de la dignité nationale de ce peuple orgueilleux de son histoire. »


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La construction d'une société nouvelle


L'éclatement de la fédération du Mali a eu pour effet de renforcer l'unité nationale. Le parti de Modibo Keita l'U.S.R.D.A. devient parti unique de fait. Même les opposants les plus acharnés qui militaient au P.S.P.(lire notre page militant), exprimèrent leur adhésion aux options : Fily Dabo Sissoko (Leader du parti d’opposition) monta à la tribune du Congrès pour proclamer sa disponibilité pour la construction nationale; affirmant ainsi, que malgré les divergences, il restait un nationaliste.

Modibo Keita
L'appel à la nation
le 22 Septembre 1961

Les premières prises de position de la jeune république, en matière de politique extérieure furent : le soutien à l'Algérie en lutte pour son indépendance, l'évacuation des bases militaires françaises qui stationnaient au Mali, la condamnation des essais nucléaires français dans le Sahara. Ce qui n'améliorait pas les relations franco-maliennes, déjà très affectées par les évènements liés à l'éclatement de la fédération du Mali : De Gaulle dépêcha André Malraux auprès de Modibo Keita et lui adressa une lettre qui laisse transparaître les "incompréhensions" entre les deux pays. (Cliquer ici pour lire la lettre).
Les rapports entre le nouvel État indépendant et l'ancienne puissance coloniale, ( à qui le leader malien reprochait des arrière-pensées néo-colonialistes ) furent souvent "très tendus", mais, n'ont jamais été véritablement rompus. Ceci, grâce aux pragmatismes politiques et aux efforts des uns et des autres.
Le 20 janvier 1961 (au moment de l'évacuation des bases militaires françaises), Modibo Keita expliquait :
« la République du Mali a affirmé sa volonté de coopérer avec la France sur la base de la non-ingérence dans nos affaires intérieures et du respect de notre souveraineté. La décision de mon parti et de mon gouvernement ne met nullement en cause cette volonté ».

En fait, la diplomatie malienne suivait quelques principes :

  • souveraineté nationale ;
  • unité africaine et non-alignement ;
  • défense de la paix ;
  • émancipation du tiers-monde.

En 1977, le journal "Jeune Afrique" évoquait la disparition du président malien en publiant :
« Il se conduisait sans complexe, avec les dirigeants de l'Est et de l'Ouest qui venaient proposer de l'aide à son pays. Avec Modibo Keita à la tête du pays, aucun compromis n'était possible en ce qui concernait la souveraineté nationale, de cela, nous sommes sûrs. Seul entrait en ligne de compte l'intérêt du Mali ... Socialiste par nécessité, progressiste à cause de la qualité de ses hommes, sa perte cause un grand tord au mouvement d'émancipation de l'Afrique »

La politique intérieure des dirigeants maliens avait notamment comme objectifs :

  • l'édification d'un socialisme adapté aux réalités maliennes ;
  • la décolonisation des mentalités et l'affirmation de la personnalité africaine ;
  • La consolidation de l'indépendance nationale dans tous les domaines.

 

Modibo Keita explique le sens du vote
des maliens aux législatives de 1964
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L'adhésion de la population aux options du parti se manifestera souvent de façon spectaculaire comme la participation massive aux "investissements humains" pour construire des écoles des dispensaires, des routes, etc...
De 1960 à 1963 le Mali va connaître une expérience exaltante : La société malienne va complètement changer de physionomie.
Les jeunes (qualifiés de "force de la nation") feront l'objet d'attentions particulières. Plusieurs structures vont être créées en destination de la jeunesse : des organisations éducatives et culturelles afin de revaloriser la culture traditionnelle et mobiliser l'ardeur et le dynamisme des jeunes, les mouvements des pionniers pour développer leur esprit patriotique. Le service civique pour assurer la formation politique et civique de ceux d'entre eux qui vivaient dans les campagnes.

Modibo Keita et les jeunes
MODIBO KEITA ET LES JEUNES :
La jeunesse avait beaucoup d'admiration pour le président qui fondait un grand espoir sur elle.


L'organisation démocratique des femmes, servait de cadre aux activités sociales et politiques des Maliennes.
D'autres structures comme les Brigades de Vigilance ou la Milice populaire furent mises en place pour assurer un rôle d'encadrement.
Et puis, il y avait l'U.N.T.M. (union nationale des travailleurs du Mali) le syndicat unique, véritable école du socialisme.

L'éducation nationale fut radicalement transformée pour l'adapter à la réalité et à l'intérêt national. Il s'agissait de mettre en place un enseignement de masse et de qualité qui décolonise les esprits et réhabilite l'homme africain. Le taux de scolarisation qui était le plus bas de l'ancienne A.O.F.(8 % en 1957 au Soudan français, contre 20 % au Sénégal, en Côte-d’Ivoire ou au Dahomey), va grimper en flèche.

Le regime de Modibo Keita insista enormement sur l’importance d’une renaissance de la culture africaine, complément inséparable de l’accès à l’indépendance. Le 26 mai 1967 un alphabet est adopté pour la transcription des langues bambara, fulbé, songhaï et tamasheq.

Dans le milieu rural, des structures de groupement et de coopération furent créées visant à établir une économie rurale socialiste. Cette organisation etait destinée à permettre d'accroître la production et faciliter l'organisation des circuits de distribution.

masque dogon

"MALIMOGONI"
IDEOGRAMME & SYMBOLISME DOGON

malimogoni
drapeauJusqu'en mars 1961 le drapeau malien comportera le symbole appelé "malimogoni". Cette figure empruntée au symbolisme Dogon sera retirée, esntiellement, pour des raisons religieuses.
Le masque Kanaga :
Évocation d'Amma, le dieu créateur. La double croix rappelle aux initiés les épisodes de la création du monde dansée à l'occasion de toute cérémonie funéraire par les membres de la société Awa ; le profane y voit un oiseau. Le Kanaga est aussi un insecte d'eau qui amarra de ses pattes l'arche descendue du ciel, contenant les premiers végétaux, animaux, et les ancêtres de l'humanité.
Une description de Marcel Griaule :
Au fronton des sanctuaires Dogons.. une tige de fer est traversée à mi-hauteur par une mince pièce de fer plat qui serait comme deux bras étendus latéralement incurvés vers le haut... cette figure est le symbole du génie de l'eau... Et ces deux bras légèrement relevés dans leur courbe retiennent la pluie et les graines nécessaires aux hommes.


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Les bases d'une économie indépendante


Au moment de l'indépendance, l'industrie malienne est inexistante : l'industrialisation du pays n'était manifestement pas la grande priorité du colonisateur. Alors Modibo Keita et son équipe vont s'atteler à la création de plusieurs petites industries : sucrerie, rizerie, cimenterie, usine de céramique, manufacture de tabacs et d'allumettes, tannerie, usine de textile, abattoir frigorifique, huilerie conserverie etc..
Afin de favoriser l'indépendance économique, une quarantaine de sociétés et entreprises d'états verront le jour entre 1960 et 1967:

societé d'Etatsocieté d'Etat societé d'Etat
societé d'Etatsocieté d'Etat societé d'Etat
De nombreuses sociétés et entreprises d'Etat furent créées


Société des Conserves du Mali (SOCOMA), Société d'Exploitation des Produits oléagineux du Mali) (SEPOM), Abattoir frigorifique, Société malienne d'Importation et d'Exportation (SOMIEX), Banque de Développement du Mali (B.D.M.), Librairie Populaire du Mali (LPM), Société des Ciments du Mali (SOCIMA), Société nationale d'Entreprise de Travaux publics (SONETRA), Air Mali, Office des Produits agricoles du Mali (OPAM), Banque malienne de Crédits et de Dépôts (B.M.C.D.), Énergie du Mali, Office cinématographique national du Mali (OCINAM), Office du Niger (O.N.), Pharmacie Populaire du Mali (P.P.M.), Société de construction radioélectrique du Mali (SOCORAM), Régie des Transports du Mali (R.T.M.), Société malienne du Bétail, des Peaux et Cuir (SOMBEPEC), Société nationale de Recherche et d'Exploitation minières (SONAREM), Compagnie malienne des Textiles, Société Équipement du Mali (S.E.M.A.) ...

Après près d'un demi-siècle de colonisation, en 1960, on ne comptait que quinze (15) cadres dans tout le Soudan. Autant dire que pour la construction du Mali, Modibo Keita et son équipe, partaient de rien. Plusieurs réalisations témoignent du travail effectué en six (6) ans : on notera la création de plusieurs structures qui répondaient aux besoins essentiels de la population :

Modibo Keita dresse un premier
bilan au bout de 3 ans
:
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  • 10 hôpitaux
  • 300 dispensaires
  • 45 centres médicaux
  • 60 maternités
  • Une pharmacie populaire avec des succursales dans toutes les grandes villes et chefs de lieux de cercles et des depots dans les arrondissements et les villages.
  • 5 écoles de formation de personnel de la sante
  • 4 écoles d’enseignement supérieur (ENA, ENSUP, ENI, INA)

Pour mieux affirmer la souveraineté nationale, le franc malien fut créé le premier juillet 1962.

Le 16 décembre 1966 l'inauguration du barrage de Sotuba sur le Niger fera figure de réalisation de prestige, témoignant de la mise en œuvre du projet socialiste malien.

Avec l'africanisation des cadres et la création des sociétés et entreprises d'État, l'équipe de Modibo Keita entendait rendre aux Maliens la maîtrise de leur destin.


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Difficultés économiques,
problèmes politiques et
désaffection populaire


L’œuvre d'édification nationale de Modibo Keita et son action pour la paix, furent recompensées par le Prix Lénine international en 1963. Pourtant le pari était loin d'être gagné :

Modibo Keita
Il ne signait que des accords qui préservaient
la souveraineté et les intérêts du Mali

La création du Mali dans le contexte de l'époque représentait un véritable défi. L'environnement était indéniablement hostile.
le premier handicap était géographique : le Mali est un pays continental menacé par le désert.
D'autre part, vouloir édifier un pays à option socialiste et anticolonialiste dans un contexte néo-colonial relevait de la gageure.

Dans ces conditions les erreurs ne pardonnent pas. Modibo Keita et son équipe voulaient améliorer le niveau de vie des maliens. Ils voulaient affirmer la souveraineté totale du pays et "débarrasser le peuple des séquelles du colonialisme." Tout le monde était conscient des difficultés de la tâche et Modibo Keita le premier. En 1966 dans une interview accordée à "Jeune Afrique" il disait :

« On peut classer les difficultés rencontrées par les états Africains en deux grandes catégories. Il y a des difficultés structurelles qui tiennent à l'organisation de certains états, à leur administration, à leur vie économique. Il y a ensuite les difficultés conjoncturelles liées aux séquelles de la colonisation. Ce n'est pas du jour au lendemain qu'on est en mesure de résoudre de telles difficultés... »

Des problèmes économiques graves vont très vite apparaître:

La primauté de la politique sur la compétence administrative et technique va entraîner un certain attentisme et une démoralisation des fonctionnaires. L'absence de conviction (voire l'opposition) de certains cadres chargés d'appliquer les décisions prises, aboutira souvent à l'échec des réalisations.
Rappelons qu'au moment de l'indépendance, le pays ne comptait, en tout et pour tout, que 15 cadres dont 1 pharmacien, 2 professeurs, 1 ingénieur agronome, 4 docteurs … Pour palier à ce manque beaucoup de cadres seront formés à la hâte et n'avaient pas toujours les compétences requises.
Le paysan malien ayant une conception de la solidarité différente de celle qu'on lui proposait n'adhérera pas au système coopératif : les champs collectifs seront délaissés et un marché noir va se développer pour la commercialisation des produits agricoles. Ainsi, certaines usines qui devaient utiliser ces produits comme matière première vont avoir des problèmes d'approvisionnement.
D'une manière générale, les "acquis du peuple", les sociétés et entreprises d'État, vont devenir de véritables fardeaux économiques : les problèmes d'approvisionnement, l'incompétence technique de certains cadres, le manque de rigueur et de conviction des gestionnaires, les sabotages par certains opposants qui avaient trouver là un moyen d'affaiblir le régime.

Ces difficultés économiques vont entraîner une résurrection de l'opposition politique :
Le 20 juillet 1962, les dirigeants du P.S.P appellent les commerçants à manifester leur hostilité à la réforme monétaire :
Des manifestants accompagnés de badauds se dirigèrent vers le commissariat du premier arrondissement et l’ambassade de France en scandant : « A bas le franc malien, à bas Modibo, vive le Général de Gaulle ». La belle unité nationale proclamée en septembre 1960 semblait bien loin.
A la suite de ces manifestations, des responsables de l’opposition, Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré, seront arrêtés, jugés et condamnés par un tribunal populaire. Ils mourront en 1964 dans des circonstances controversées.
Milice populaire
Les abus et les exactions
de la milice populaire
ont largement contribué
à la désaffection
d'une partie de la population.
Les abus et les exactions de la milice populaire ont largement contribué à la désaffection d'une partie de la population. Mais toutes les oppositions politiques n'étaient pas aussi affichées que celle du P.S.P.
Les tendances à l'intérieur du parti au pouvoir (l'U.S.R.D.A.) vont se manifester. L'aile droite du parti partisan d'une économie libérale va mener une campagne subversive qui va favoriser la destruction de la confiance populaire. L'aile gauche était animée essentiellement par le syndicat unique (U.N.T.M.) et le mouvement de la jeunesse organisé au sein de la J.U.S.-R.D.A.
Modibo Keita qui jouait le rôle d'arbitre, exprimait clairement ses préférences pour l'aile gauche.

La défaillance économique, La "guerre des clans", la dégradation du militantisme, et la chute du Docteur Kwamé Nkrumah vont entraîner la radicalisation du régime.

Le 1er mars 1966 est créé le Comité National de Défense de la Révolution (C.N.D.R.) doté des pleins pouvoirs.

HYMNE DE LA REVOLUTION DU 22 AOUT :

En 1967 les jeunes de la J.U.S.R.D.A et les syndicalistes de l'U.N.T.M. vont organiser de gigantesques manifestations réclamant un assainissement des structures économiques et une épuration politique. Les municipalités dont la gestion était contestée seront dissoutes. Le conseil national des jeunes va déclencher "l'opération taxi" et "l'opération villa" : il s'agissait d'une campagne de saisie de véhicules et de lutte contre la spéculation foncière visant les agents de l'état qui présentaient des signes extérieurs de richesse.
Le 22 août 1967 commencera "l'an un de la révolution" et la prise en main du pouvoir par le C.N.D.R. : Dissolution du Bureau Politique National puis de l'Assemblée Nationale.

Quels furent les motivations et le rôle de Modibo Keita dans la création d'un C.N.D.R. doté du plein pouvoir ? En était-il "l'inspirateur", comme le supposent ceux qui l'accusent d'avoir voulu "exercer un pouvoir personnel", Ou, a-t-il -"parce qu'il voulait respecter la volonté populaire", accédé à la demande des jeunes et des syndicats, comme l'affirment des témoins de l'époque ? (lien ci-dessous) :

La non-satisfaction immédiate des aspirations matérielles des masses populaires, les abus et les exactions des structures d'encadrement comme la milice populaire ont entraîné la désaffection d'une partie du peuple.
Le revirement monétaire de 1967 pour mettre fin à la dégradation du franc malien ne permettra pas de redresser la situation. Bien au contraire : Les accords monétaires de 1967 entre le Mali et la France, (négociés par l'aile droite de l'US-RDA), étaient incontestablement un frein à l'expérience menée au Mali depuis 1960. En novembre 1968, le président Modibo Keita déclarait : « Les Accords de 1967 sont un piège. Il nous faut nous préparer à les rompre ». Mais certaines " forces " n'étaient pas disposées à le laisser faire : Le 19 novembre 1968 un coup d'état militaire mettra fin au regime.

plaque arrestation

À quelques kilomètres de Bamako, au bord de la
route qui relie la capitale à la ville de Koulikoro
une plaque commémorative signale l'endroit où
les militaires putschistes arrêtèrent Modibo Keita.

Comme l'a constaté B. Nantet, " Même si l'image de Modibo Keita a toujours été prestigieuse à l'extérieur du Mali, les difficultés économiques, la bureaucratisation grandissante et la mauvaise gestion administrative furent un obstacle à la participation de la majeure partie des couches populaires paysannes. La création d'une milice toute-puissante honnie du peuple et le départ de certains de ses compagnons en avaient fait un homme seul quand les militaires prirent le pouvoir."

L'expérience menée au Mali de 1960 à 1968 est enrichissante. Le pays en a connu d'autres depuis. On peut raisonnablement penser que les Maliens sauront tirer toutes les leçons de leur histoire récente.
Le président Modibo Keita, premier président du Mali était un patriote émérite. Il avait une foi inébranlable au destin de son pays. Ses idéaux d'indépendance nationale, de justice sociale, de liberté et de paix constituent un message fort pour la jeunesse africaine.
En 1966 Modibo keita disait : « Si les idées pour lesquelles un leader a combattu se renforcent et se développent, je considère que c'est la plus grande récompense que puissent recevoir un militant, un leader »


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Le Mali reconnaissant



Statue de Modibo Keita
Une statue pour Modibo Keita

Au lendemain des événements de mars 1991, la classe politique malienne, toute tendance confondue, souhaite la réhabilitation du père de l'indépendance.

Le 16 mai 1995 l'Etat Malien rend hommage à Modibo Keita. Voici un extrait du discours du président Malien Alpha Oumar Konaré :
« Nous sommes réunis ce jour, 16 mai 1995, pour saluer la mémoire de Modibo KEITA, pour restituer à Modibo cet hommage qui aurait dû lui être rendu il y a 18 ans, au moment de sa mort en détention, à l'âge de 62 ans, dans des circonstances qui ont troublé toute conscience civilisée. Nous sommes réunis ce jour pour témoigner au premier Président de la République, au père de l'Indépendance du Mali toute la reconnaissance de la Nation. Le martyre du fils de Daba KEITA et de CAMARA est celui de tout notre peuple. ... 18 ans après sa mort, l'itinéraire politique de Modibo KEITA reste une source d'inspiration. Des erreurs et des fautes commises dans le feu de l'action, nous devons aujourd'hui tirer les leçons pour renforcer la chance exceptionnelle que notre peuple s'est donné le 26 Mars 1991, pour reprendre l'initiative, pour assumer son destin. »

La construction du mémorial "MODIBO KEITA", les célébrations des anniversaires de sa disparition, sont des manifestations de la volonté du peuple malien de ne pas oublier les hauts faits et les sacrifices de son premier président.

memorial
Le mémorial Modibo Keita est inauguré le 6 juin 1999

Marche funèbre à l'occasion du
26ème anniversaire de la
disparition de Modibo Keita
 

barre

SISSOKO Fily-Dabo (1900-1964) Ecrivain celèbre. Membre de la première et de la seconde Assemblées nationales constituantes (Soudan) Député du Soudan de 1946 à 1958 Sous-secrétaire d’Etat à l’industrie et au commerce du 5 au 11 septembre 1948.
Leader du PSP, parti d’opposition au RDA.
Il était aussi, membre de la franc-maçonnerie
Kassoum Touré avait été appréhendé, car on a trouvé à son domicile des francs CFA prohibés depuis le 16 juillet. Une arrestation qui fut à l'origine des manifestations.
DICKO Hammadoun (1924-1964) Député du Soudan de 1951 à 1958.
Sous-secrétaire d'Etat à l'industrie et au commerce du 1er février au 13 mars 1956.
Sous-secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil du 17 mars 1956 au 13 juin 1957.
Secrétaire d'Etat à la France d'outre-mer du 17 juin au 6 novembre 1957.
Secrétaire d'Etat à l'éducation nationale du 18 novembre 1957 au 14 mai 1958
SISSOKO Fily-Dabo (1900-1964) Ecrivain celèbre. Membre de la première et de la seconde Assemblées nationales constituantes (Soudan) Député du Soudan de 1946 à 1958 Sous-secrétaire d’Etat à l’industrie et au commerce du 5 au 11 septembre 1948.
Leader du PSP, parti d’opposition au RDA.
Il était aussi, membre de la franc-maçonnerie
Voir la page "Fédération du Mali" de ce site
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Voir la page "Franc Malien" de ce site

Les Premiers dirigeants africains

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«Les responsabilités historiques des dirigeants de l'Afrique sont considérables. Les évènements leur donnent des moyens que très peu de continents offrent à leurs dirigeants. Ils seront aussi jugés avec beaucoup plus de sévérité que les autres »
[Seydou. B. Kouyaté]